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Vient de paraître aux Presses universitaires de Tours

L’école des sages-femmes. Naissance d’un corps professionnel (1786-1917)

L’ouvrage de Nathalie Sage Pranchère est tiré de sa thèse de doctorat soutenue à l’université Paris-Sorbonne en 2011. Il est préfacé par Jean-Pierre Bardet, professeur émérite à l’université Paris-Sorbonne


Protéger l’homme « au moment où il arrive au port de la vie », telle est la mission que les gouvernements français, de l’Ancien Régime à la IIIe République, assigne aux sages-femmes.

Accompagnatrices des mères et désormais membres du corps médical, les sages-femmes se sont constituées au cours du XIXe siècle en profession scientifique, détentrice d’un savoir riche et varié. Partout en France, leur formation a occupé administrateurs et médecins, faisant naître des dizaines d’écoles départementales, dont le dynamisme n’a souvent eu que peu à envier à l’école de l’Hospice de la Maternité de Paris.

Du cours hospitalier à la véritable école-maternité, les institutions de formation ont accueilli en un siècle des dizaines de milliers de jeunes femmes qui, leur diplôme en main, ont été se faire dans les campagnes les « institutrices du système de santé » français.

Lettrées, compétentes et respectées, les sages-femmes ont ainsi fait bénéficier leurs patientes d’une qualité de soins acquise aux meilleures sources du savoir obstétrical. Légitimées par leur formation et le monopole que l’État leur accorde face aux matrones, elles ont mis au monde l’essentiel de la population française, ont vacciné des générations de nouveau-nés et se sont faites les chantres de l’hygiène pasteurienne dès ses débuts.

L’histoire de l’émergence de ce corps professionnel, né d’une volonté politique et du consentement des accoucheuses, est riche d’enseignements pour les enjeux contemporains de la naissance et de ses acteurs.

Prix Madeleine-Lenoir 2016

Presses universitaires de Tours, collection Perspectives historiques