{"id":90,"date":"2018-02-27T11:41:58","date_gmt":"2018-02-27T10:41:58","guid":{"rendered":"http:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/?page_id=90"},"modified":"2018-02-27T11:41:58","modified_gmt":"2018-02-27T10:41:58","slug":"biographie-de-jean-louis-baudelocque","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/?page_id=90","title":{"rendered":"Biographie de Jean-Louis Baudelocque"},"content":{"rendered":"<h3><em>\u00c0 l\u2019occasion du 200\u00e8me anniversaire de sa mort<\/em><\/h3>\n<p><em>La vie de l\u2019accoucheur Jean-Louis Baudelocque est contemporaine des grands bouleversements politiques et scientifiques des p\u00e9riodes r\u00e9volutionnaire et imp\u00e9riale, qui lui ont permis d\u2019\u00eatre reconnu \u00e0 la fois comme un des plus c\u00e9l\u00e8bres obst\u00e9triciens de son temps et comme un grand p\u00e9dagogue au service de la formation des sages-femmes. Malgr\u00e9 sa mort relativement pr\u00e9coce \u00e0 65 ans, il a eu une longue carri\u00e8re au cours de laquelle la France a beaucoup chang\u00e9 et ses id\u00e9es ont \u00e9volu\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Heilly en Picardie, le 30 novembre 1745 \u2013 Mort \u00e0 Paris, le 2 mai 1810.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me enfant d\u2019une fratrie de dix, il est le fils d\u2019un chirurgien de campagne en Picardie qui l\u2019initie \u00e0 son art. Il ach\u00e8ve ses \u00e9tudes \u00e0 Paris \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de la Charit\u00e9 (au faubourg Saint Germain) sous un ma\u00eetre d\u2019obst\u00e9trique r\u00e9put\u00e9, Solayr\u00e8s de Renhac (1737-1772). En 1772, apr\u00e8s la mort pr\u00e9matur\u00e9e de Solayr\u00e8s, Baudelocque assure son enseignement et recueille les manuscrits de ses cours. A cette \u00e9poque, la science obst\u00e9tricale est renouvel\u00e9e dans toute l\u2019Europe par des pratiques nouvelles en cas de bassins r\u00e9tr\u00e9cis (c\u00e9sarienne, symphys\u00e9otomie, naissance pr\u00e9matur\u00e9e provoqu\u00e9e) et par la mise au point de nouveaux instruments (forceps, leviers). L\u2019enseignement de l\u2019art des accouchements est devenu un enjeu important, \u00e0 cause de l\u2019id\u00e9ologie populationniste qui incite les administrateurs de l\u2019Etat \u00e0 ouvrir dans les provinces des cours d\u2018accouchements \u00e0 partir des ann\u00e9es 1760. Pour un jeune homme ambitieux, l\u2019obst\u00e9trique est sans aucun doute une discipline d\u2019avenir.<\/p>\n<p>En 1775, \u00e0 l\u2019initiative du chirurgien Augier du Fot, d\u00e9monstrateur d\u2019accouchements \u00e0 Soissons, il publie, gr\u00e2ce aux manuscrits l\u00e9gu\u00e9s par Solayr\u00e8s de Renhac, la premi\u00e8re \u00e9dition d\u2019un manuel destin\u00e9 \u00e0 l\u2019enseignement des sages-femmes\u00a0: Anne Amable Augier du Fot, <i>Cat\u00e9chisme sur l\u2019art des accouchemens pour les sages-femmes de la campagne, fait par l\u2019ordre et aux d\u00e9pens du gouvernement<\/i>. Soissons, \u00ab\u00a0Chez les libraires\u00a0\u00bb, 1775\u00a0; Montpellier, Jean Martel a\u00een\u00e9, 1776\u00a0; Paris, Didot le jeune &amp; Ruault, 1784. Cet ouvrage sera repris plus tard avec son seul nom, sous le titre Principes sur l\u2019art des accouchemens par demande et r\u00e9ponses en faveur des \u00e9l\u00e8ves sages-femmes. Il conna\u00eetra trois r\u00e9\u00e9ditions de son vivant et trois autres posthumes.<\/p>\n<p>En 1776 Baudelocque est re\u00e7u ma\u00eetre en chirurgie par le Coll\u00e8ge de chirurgie de Paris, avec une th\u00e8se portant sur la symphys\u00e9otomie (\u00ab\u00a0<i>An in partu propter angustiam pelvis impossibilis, symphysis ossium secanda\u00a0?<\/i>\u00a0\u00bb)\u00a0: il se montre d\u00e9favorable \u00e0 cette op\u00e9ration barbare, qui consiste \u00e0 sectionner la symphyse pubienne de certaines parturientes, par division des ligaments et des os cartilages qui unissent le pubis, pour \u00e9largir le bassin afin de laisser passer le f\u0153tus L\u2019ann\u00e9e suivante, en 1777, le chirurgien Sigault pratique la premi\u00e8re symphys\u00e9otomie proclam\u00e9e r\u00e9ussie par la Facult\u00e9. Cette op\u00e9ration est pratiqu\u00e9e ensuite dans toute l\u2019Europe par de praticiens avides de gloire. Baudelocque consid\u00e8re assez vite que c\u2019est une op\u00e9ration dangereuse et inutile et lui pr\u00e9f\u00e8re la c\u00e9sarienne.<\/p>\n<p>Il se marie en 1777 avec Andr\u00e9e de Rullier, dont la famille fabrique des mannequins de femmes enceintes pour les d\u00e9monstrations dans les cours d\u2019accouchements. Elle meurt sans enfants en 1787. En 1788, il se remarie avec Marie-Catherine Rose qui lui donnera 5 enfants. Il publie en 1781 et 1789 les deux premi\u00e8res \u00e9ditions de son trait\u00e9 savant <i>L\u2019Art des accouchemens<\/i> en deux tomes. Il devient c\u00e9l\u00e8bre pour son forceps, sa pratique de la c\u00e9sarienne et l\u2019invention du pelvim\u00e8tre, qui permet de mesurer le diam\u00e8tre ant\u00e9ro-post\u00e9rieur externe (&#8220;diam\u00e8tre de Baudelocque&#8221;), afin de d\u00e9terminer les patientes chez lesquelles pourraient \u00eatre rencontr\u00e9es des difficult\u00e9s \u00e0 la naissance.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20170420052828im_\/http:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/local\/cache-vignettes\/L500xH416\/McTavish-Fig5-Baudelocque-7021b.jpg\" alt=\"JPEG - 65.1 ko\" width=\"500\" height=\"416\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Gravure extraite du &#8220;Principes sur l\u2019art des accouchemens&#8221;<br \/>\n<\/strong>1787<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es r\u00e9volutionnaires (1789-1799), apr\u00e8s l\u2019abolition de toutes les corporations et facult\u00e9s, sont un moment extr\u00eame d\u2019anarchie m\u00e9dicale, o\u00f9 les h\u00f4pitaux perdent une partie de leur personnel et de leur financement, o\u00f9 la collation des grades est suspendue et o\u00f9 n\u2019importe quel charlatan peut se dire m\u00e9decin. A cette \u00e9poque, Baudelocque r\u00e9ussit \u00e0 b\u00e2tir sa r\u00e9putation d\u2019accoucheur gr\u00e2ce \u00e0 une client\u00e8le de ville et \u00e0 des cours priv\u00e9s d\u2019obst\u00e9trique. En 1794, l\u2019ancienne Facult\u00e9 de m\u00e9decine est remplac\u00e9e par l\u2019Ecole centrale de Sant\u00e9 de Paris\u00a0: elle comporte deux chaires d\u2019accouchement, l\u2019une pour les \u00e9tudiants, l\u2019autre pour les sages-femmes dont est charg\u00e9 Baudelocque. A cette date, les cours restent encore uniquement th\u00e9oriques. En octobre 1795, l\u2019Office des accouch\u00e9es de l\u2019H\u00f4tel-Dieu qui abritait jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution des cours d\u2019accouchement de haut niveau, est d\u00e9plac\u00e9 dans les b\u00e2timents de l\u2019Institut de l\u2019Oratoire, rue d\u2019Enfer, au sud de la capitale. Le nouvel \u00e9tablissement, appel\u00e9 Hospice de la Maternit\u00e9, doit \u00e0 la fois \u00e0 accueillir pour leurs couches les femmes pauvres et les filles m\u00e8res et permettre la formation clinique des sages-femmes et des m\u00e9decins de l\u2019Ecole de Sant\u00e9. Il effectue 1700 \u00e0 2000 accouchements par an. En 1798, Baudelocque, en plus de son poste de professeur d\u2019obst\u00e9trique \u00e0 l\u2019Ecole de Sant\u00e9 de Paris, devient chirurgien en chef de la Maternit\u00e9. C\u2019est seulement en 1802, gr\u00e2ce \u00e0 Chaptal charg\u00e9 de l\u2019Instruction publique, qu\u2019est cr\u00e9\u00e9e l\u2019\u00e9cole de l\u2019Hospice de la Maternit\u00e9 qui offre \u00e0 des sages-femmes venues de toute la France un enseignement de haut niveau.<\/p>\n<p>A partir de 1802, dans cette \u00e9cole exceptionnelle, Baudelocque d\u00e9ploie ses talents de p\u00e9dagogue, en enseignant l\u2019obst\u00e9trique \u00e0 la fois \u00e0 la Maternit\u00e9 et \u00e0 la Facult\u00e9. Pour son enseignement, qui va des connaissances th\u00e9oriques d\u2019anatomie \u00e0 la pratique de tours de main obst\u00e9tricaux, il utilise son manuel par questions et r\u00e9ponses dialogu\u00e9es, qui, selon lui, permet aux \u00e9l\u00e8ves de tester continuellement leurs connaissances et de s\u2019entra\u00eener mutuellement. Il utilise aussi les mannequins, tr\u00e8s en vogue en son temps, qui permettent de s\u2019exercer aux examens et aux man\u0153uvres obst\u00e9tricales sans blesser de parturientes\u00a0; et surtout, il insiste sur l\u2019importance de la pratique au lit du malade qui permet de mettre v\u00e9ritablement en \u0153uvre la nouvelle m\u00e9decine clinique. A cette \u00e9poque, il a beaucoup \u00e9volu\u00e9 par rapport \u00e0 l\u2019interventionnisme de sa jeunesse. Il insiste sur le fait que l\u2019accouchement est une fonction naturelle\u00a0; il privil\u00e9gie l\u2019observation par rapport \u00e0 l\u2019action et montre qu\u2019il faut savoir attendre et laisser faire la nature\u00a0; il se sert le moins possible des instruments. Il pr\u00e9f\u00e8re le doigt \u00e0 tout autre instrument pour mesurer le bassin et recourt au forceps le moins possible. En 1809, il indique que seulement 1% des accouchements \u00e0 la Maternit\u00e9 sont contre nature. Combl\u00e9 de charges et d\u2019honneurs, il doit d\u00e9l\u00e9guer une partie de son autorit\u00e9 \u00e0 la sage-femme en chef de la Maternit\u00e9, Marie-Louise Lachapelle (1769-1821), dont il reconna\u00eet les comp\u00e9tences\u00a0; il lui donne une grande autonomie, puisqu\u2019elle assure une partie de l\u2019enseignement des \u00e9l\u00e8ves sages-femmes et qu\u2019elle est autoris\u00e9e \u00e0 manier seule le forceps en cas d\u2019accouchement difficile.<\/p>\n<p>Baudelocque a \u00e9t\u00e9 m\u00eal\u00e9 en son temps \u00e0 deux d\u00e9bats th\u00e9oriques tr\u00e8s virulents qui l\u2019ont oppos\u00e9 \u00e0 ses confr\u00e8res\u00a0: celui sur la symphys\u00e9otomie, et celui sur la c\u00e9sarienne. S\u2019il a toujours \u00e9t\u00e9 oppos\u00e9 \u00e0 la symphys\u00e9otomie depuis sa th\u00e8se de chirurgie, en revanche, il a pratiqu\u00e9 des c\u00e9sariennes avec plus ou moins de succ\u00e8s, comme l\u2019en accuse un de ses rivaux le docteur Sacombe. Ce confr\u00e8re lui reproche, entre autres, d\u2019avoir provoqu\u00e9 la mort d\u2019une m\u00e8re et de son enfant au cours d\u2018une c\u00e9sarienne mal faite. Pour se d\u00e9fendre des calomnies incessantes de Sacombe, Baudelocque doit se r\u00e9soudre \u00e0 le faire traduire en justice et il gagne son proc\u00e8s en 1804. Malgr\u00e9 cette p\u00e9nible affaire, il garde une client\u00e8le priv\u00e9e prestigieuse, dont plusieurs grandes dames de l\u2019entourage de Napol\u00e9on\u00a0: les reines d\u2019Espagne, de Hollande, de Naples, les grandes duchesses de Berg et de Toscane et, peu de temps avant sa mort, l\u2019imp\u00e9ratrice Marie-Louise.<\/p>\n<p>En ce d\u00e9but du XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, Baudelocque est un des rares exemples d\u2019accoucheur \u00e0 plein temps. Comme l\u2019\u00e9crit Jacques G\u00e9lis, \u00ab\u00a0<i>seuls quelques grands personnages ayant la responsabilit\u00e9 d\u2019un \u00e9tablissement clinique (Boer \u00e0 Vienne, Baudelocque \u00e0 Paris) peuvent se permettre une telle sp\u00e9cialisation et \u00eatre qualifi\u00e9s d\u2019accoucheurs au sens o\u00f9 nous l\u2019entendons aujourd\u2019hui.<\/i>\u00a0\u00bb Mort en 1810, Baudelocque n\u2019a jamais pratiqu\u00e9 ni enseign\u00e9 dans les locaux de la maternit\u00e9 qui porte son nom. Car c\u2019est seulement en 1814 que la Maternit\u00e9 quitte l\u2019Oratoire pour s\u2019installer dans l\u2019ancien couvent de Port-Royal o\u00f9 elle rest\u00e9e depuis.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">R\u00e9f\u00e9rences :<\/span><br \/>\n<\/strong><strong>\u0152uvres principales de Jean-Louis Baudelocque<\/strong><\/p>\n<div class=\"surlignable\">\n<ul class=\"spip\">\n<li><i>Principes sur l\u2019art des accouchemens par demandes et r\u00e9ponses en faveur des \u00e9l\u00e8ves sages-femmes<\/i>, Paris, M\u00e9quignon, 1775, 1787, 1812, 1829, 1837. L\u2019\u00e9dition de 1787 peut \u00eatre consult\u00e9e en ligne sur le <a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20170420052828\/http:\/\/web2.bium.univ-paris5.fr\/livanc\/?cote=34780&amp;do=chapitre\" rel=\"external\">site de la BIUM<\/a>.<\/li>\n<li><i>L\u2019art des accouchemens<\/i>, 2 vol., Paris, M\u00e9quignon, 1781, 1789, 1796, 1807, 1815, 1822, 1833, 1844.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Biographies<\/strong><\/p>\n<ul class=\"spip\">\n<li>F.CHAUSSIER, \u00ab\u00a0<i>Notice sur la vie et les ouvrages de M.\u00a0Baudelocque. Discours lu \u00e0 la s\u00e9ance publique de l\u2019Hospice de la Maternit\u00e9, le 20 juin 1810.<\/i>\u00a0\u00bb in J. L. BAUDELOCQUE, <i>L\u2019art des accouchemens\u2026<\/i>, Paris, M\u00e9quignon, 1815, 5e \u00e9dition, p. 8-16.<\/li>\n<li>E.MAUREL de LAPOMAR\u00c8DE, <i>Baudelocque, sa vie, son \u0153uvre<\/i>, Paris, Jouve, 1899.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Le contexte<\/strong><\/p>\n<ul class=\"spip\">\n<li>S.BEAUVALET-BOUTOUYRIE, <i>Na\u00eetre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital au XIXe si\u00e8cle<\/i>, Paris, Belin, 1999.<\/li>\n<li>J.G\u00c9LIS, <i>La sage-femme ou le m\u00e9decin. Une nouvelle conception de la vie<\/i>, Paris, Fayard, 1988.<\/li>\n<li>B.THIS, <i>La requ\u00eate des enfants \u00e0 na\u00eetre<\/i>, Paris, Seuil, 1982.<\/li>\n<li>D.B.WEINER, <i>The Citizen-Patient in Revolutionary and Imperial Paris<\/i>, Baltimore, The Johns Hopkins University Press, 1993.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019occasion du 200\u00e8me anniversaire de sa mort La vie de l\u2019accoucheur Jean-Louis Baudelocque est contemporaine des grands bouleversements politiques et scientifiques des p\u00e9riodes r\u00e9volutionnaire et imp\u00e9riale, qui lui ont permis d\u2019\u00eatre reconnu \u00e0 la fois comme un des plus c\u00e9l\u00e8bres obst\u00e9triciens de son temps et comme un grand p\u00e9dagogue au service de la formation&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/?page_id=90\">Continue<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":13,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/90"}],"collection":[{"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=90"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/90\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":95,"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/90\/revisions\/95"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/13"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/societe-histoire-naissance.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=90"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}